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Bonjour à tous !
Une petite newsletter pour vous souhaiter à tous une bonne année, remplie de notes d’espoir, d’amour et de fraternité, de conscience dans tous nos actes, de soins envers notre petite planète, et d’étincelles au quotidien !
Pour moi, elle a débuté par un voyage au Sri-Lanka, ile perdue au sud de l’Inde où les épices sont évidemment raison quotidienne… J’en ai profité pour voir des girofliers et des muscadiers dont voici quelques photos prises en pensant à vous…

Sans ramener d’épices (parce qu’honnêtement, j’ai tout ce qu’il faut à la maison, avec un choix plus large qui plus est !), j’ai juste profité de l’occasion pour chercher des graines de mes plantes fétiches, et là, ce fut une parfaite aventure !!
Allez, je vous la raconte… Un bel après-midi, donc, je demande au monsieur de l’hôtel s’il connait un endroit où je peux acheter des graines d’épices. Avec son sourire malicieux, il me demande si je veux l’endroit pour les sri-lankais ou pour les touristes. « Pour les sri-lankais ! », évidemment… Tant qu’à faire, je préfère le typique…
Il me répond de son rire et me dit que pas de problème, le lendemain, on prendra un tuk-tuk (engin motorisé à 3 roues…) et qu’il m’accompagnera à l’endroit dit.
Le lendemain, le monsieur est « busy-busy » et il me demande si ça me dérange d’y aller seule ou si je préfère qu’on reporte au lendemain. Mais non, pas de soucis, je peux y aller, mon anglais me colle à la peau sur ce voyage, mais c’est peut-être que je m’habitue trop bien à l’accent « roulage de r »…
Bref, son ami tuk-tuk arrive et m’embarque. Direction une échoppe… d’épices ! Merdoum, je les regarde faire, oui, c’est bien la même qu’à la maison, sauf qu’honnêtement, je n’ai jamais vendu 5 kgs de piment d’un seul coup…
J’explique donc que je cherche des graines de poivre, de cannelle, et d’autres… Après un certain laps de temps, parce que oui, je connais le mot anglais pour « graines », mais pas le monsieur en face de moi, j’arrive à faire comprendre que je veux voir la plante grandir, et du coup le but de ma recherche. Alors le monsieur, très gentil, me dit qu’il a du poivre frais qui vient d’arriver et que ça peut marcher, mais que c’est tout ce qu’il aura… Je lui achète 100g de graines de poivre, et je lui demande s’il a une idée d’où je pourrai trouver ce précieux bien…
Il indique une direction à Mr Tuk-Tuk qui, je suis en train de m’en rendre compte, ne parle pas un mot d’anglais, mais devient utile maintenant qu’il a compris ma recherche pour traduire le tout en sri-lankais !
Direction une échoppe voisine où 4 petits vieux sont assis autour d’une table à bavarder gentiment. Ils vendent bien des graines, mais de légumes, rien qui ne ressemble à des épices. Arfff, point grave, je jète un coup d’œil aux sachets, plutôt ceux qui ont une photo d’ailleurs, ça me facilite la tâche, et j’embarque au passage quelques graines de papaye, de haricots longs, de courge dentelée… Le monsieur m’offrira dans un sourire 5 graines qu’il dit « spéciales », dans le style « corn-flakes ». Effectivement, ça ressemble à des graines de maïs, mais rose fluo…
La dessus, la ritournelle « et, vous sauriez où je peux trouver des graines d’épices ? ». Et me voilà repartie vers une ferme agricole, bien en dehors de la ville. Là, une autre épopée. Je me ballade en suivant Mr Tuk-Tuk, d’un bout de terrain à un autre, à la recherche d’une personne susceptible de prendre en main ma demande. Tout le monde est tout sourire, tend la main dans une direction, nous envoie parler à untel, ou va parler à tel autre qui continue de travailler la terre ou soumettant un autre personnage. Bref, je me ballade d’un lopin à un autre, et quand au bout d’un certain temps je reviens au premier, je me dis que je suis mal barrée… Et puis non, un Monsieur sort d’une maison, il me fait visiter, me montre les plantes, et finit par m’expliquer qu’ils ne vendent pas de graines, mais seulement des plants. Et que ce ne sont que des plants de légumes, de fruits et de fleurs, mais pas d’épices… Je craque sur un plant d’ananas, et puis on ne doit pas avoir la même notion d’épices, parce qu’il me montre un plant de poivrier et un plant de gingembre qui vont rejoindre l’ananas à mes pieds... « Merci beaucoup Monsieur, et juste avant de partir, vous ne connaitriez pas une autre ferme spécialisée dans les épices ? ». Il sourit, indique une direction à mon chauffeur, et me tends quelques racines d’une plante au gout citronné, présente dans toutes leurs préparations culinaires, et qui n’est ni du citron, ni de la citronnelle tout en y ressemblant. Et il me demande juste de garder le respect que j’ai en moi et qui devient si rare de nos jours… Si je vous dit que j’ai eu envie de le serrer dans mes bras, vous me croyez ??

Bref, et c’est reparti ! Pour arriver, non pas dans une ferme, mais dans une sous-section du ministère de l’Agriculture ou une gentille dame m’a expliqué que l’exportation de graines, qui plus est d'épices, étaient plus que contrôlée, voir même interdite…
Bon, vous l’avez compris, j’ai arrêté d’en demander toujours plus (pour une fois…), et je suis rentrée gentiment à l’hôtel, avec une pêche d’enfer !
Pour finir quand même le topo, le monsieur de l’hôtel s’est amusé de mon délire et m’a offert le lendemain deux canneliers qu’un ami d’ami a récupéré je ne sais où… J’ai applaudi de toutes mes forces en espérant que tous mes bébés réussiraient à passer la douane retour…
Et… Allez, je ne laisserais pas le suspens planer plus longtemps ! En arrivant à l’aéroport, il a fallu de suite que je passe un portail de sécurité, et mes plantes étant bien emmitouflées dans un bagage à main, il n’a pas fallu plus d’un passage pour que la dame préposée me demande d’ouvrir ledit sac. Aïe, ça commençait mal. Elle ouvre chaque plastique, regarde les plantes et me demande ce que c’est. Je joue l’innocente, lui dit que mon ami sri-lankais m’a donné ces plantes de son jardin pour que je puisse les mettre dans le mien. Elle arrache un morceau d’une feuille du poivrier, la pince et la renifle. C’est du poivre, me dit-elle. Aïe, j’suis vraiment mal barrée, elle repère le gingembre de suite aussi, c’est qu’elle est calée la petite madame. Je prends mon plus bel air désespéré en lui expliquant que c’est un cadeau, que c’est important, et bla et bla. Et gentiment, elle me répond ok, mais si tu veux que ça passe, mets les dans le sac qui va en soute… Me voilà rouvrir mes valises et faire l’échange, en espérant que mes p’tites plantes survivront au passage pour le moins brutal et froid de la soute…

A l’arrivée, j’ai bien récupéré mon sac, et mes plantes. Un petit rempotage s’est révélé nécessaire. Le poivrier est mal en point, mais je l’entoure de toute mon énergie. Les canneliers ont l’air plus résistant, quant au gingembre, on verra…
Voila voila… Me voilà rentrée, réaffrontant de mon bureau les froids de l’hiver tout autant que la douceur de l’amitié et les bonheurs quotidiens partagés !
Prenez soin de vous, d’ici que nos chemins se recroisent via un mail ou un marché…
Miss Episs
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