Le carvi est souvent confondu avec le cumin, plus épicé, alors qu'il est plus fruité. Le carvi a des arômes musqués d'orange et d'anis, avec une arrière note de poivre. Le carvi est à essayer dans des soupes, des salades ou sur des fromages frais. Le carvi parfume de plus certains pains (comme le seigle), et entre dans la composition de boisson comme l'aquavit, le gin et le schnaps.
Histoire : le carvi est l'une des épices les plus anciennes : on en a en effet retrouvé des traces dans les habitats préhistoriques. Les Egyptiens plaçaient toujours un pot de carvi dans les tombes pour chasser les esprits malfaisants. Les Romains en raffolaient avec les soupes et les poissons. Au Moyen-Age, le carvi était à la mode avec les fèves et le chou, et entrait dans la composition de filtres d'amour et passait pour préserver de l'infidélité. Au XVIe siècle, les Anglais se servaient du carvi plutôt en pâtisserie ou en confiserie. En Hongrie, le carvi est indispensable pour préparer un bon goulash et, en France, il accompagne traditionnellement le Munster. Le carvi a d'ailleurs la propriété d'atténuer le goût des fromages forts.
Culture : de la même famille que le persil, le carvi a un feuillage duveteux. La plante peut atteindre 60 centimètres de haut et produit tous les 2 ans des ombelles à fleurs blanc crème. Le carvi pousse en Europe mais surtout aux Pays Bas, dont les terrains lourds et le climat humide lui conviennent très bien. Les ombelles de carvi sont récoltées en été, et on prélève les graines lorsque les fruits sont secs.
Propriétés : le carvi combat les flatulences et facilite la digestion. Le carvi entre dans la composition des dentifrices et des préparations pour gargarisme pour ses qualités aromatiques. |