La spiruline existe telle quelle depuis plus de 3 milliards d’années. Ainsi nommée en raison de sa forme spiralée, la spiruline appartient à la famille des cyanobactéries ou microalgues bleu-vert. Il existe près de 1 500 espèces d’algues bleues, et 36 espèces de spiruline sont comestibles.
Composition nutritionnelle : la spiruline contient une mine de nutriments dans un très petit volume. En voici les principaux : - Contient 55 à 70 % de protéines d’excellente qualité - Source exceptionnelle de caroténoïdes cariés (bêta-carotène, cryptoxanthine, zéaxanthine, lutéine) - Source de fer - Contient de l’acide gamma-linolénique (acide gras insaturé de la famille des oméga-6) - Riche en phycocyanine (pigment bleu naturel pouvant servir de colorant alimentaire et auquel on attribue une activité antioxydante importante)
Eradiquant l’anémie, participant à endiguer le psoriasis, l’herpès, le Kwashiorkor et à améliorer la vision, les muqueuses, la peau, les cheveux, la flore intestinale, la régulation des réactions inflammatoires, la réduction de la thrombose et d’artériosclérose, les effets de l’âge, la cicatrisation des plaies, le développement de l’enfant, l’anabolisme musculaire, la spiruline est, de plus, reconnue antioxydante !
Chez certaines personnes, divers symptômes comme des troubles gastro-intestinaux et des maux de tête peuvent survenir, notamment lorsque les dosages de départ sont trop élevés. Pour éviter ces symptômes reliés aux propriétés détoxicantes de la spiruline, commencer par 1g par jour (1/4 c. à thé) durant une semaine et augmenter progressivement jusqu’aux alentours de 3 à 5g par jour durant les semaines suivantes.
Cet aliment 100% naturel se présente sous forme séchée, de fins filaments verts, qui fondent à l’humidité : on peut la mélanger à un liquide (jus de fruit ou de légumes) ou encore en saupoudrer les aliments, dans la vinaigrette de vos salades, dans les sauces ou les soupes.
La qualité de cette spiruline, produite avec une installation écologique (agitation solaire – séchoir à convection naturelle – emballages simples) est due aux méthodes traditionnelles de production des paysans spiruliniers : elle est récoltée manuellement en surface, 100% pure et non oxydée (car peu manipulée et séchée à 40°C max, ses cellules restent intactes).
Contre-indications : - Aucune aux doses recommandées - Certaines sources recommandent cependant la prudence chez les femmes enceintes ou allaitant en l’absence de données sur le sujet - Les personnes souffrant de phénylcétonurie doivent éviter la spiruline, car, comme tous les aliments renfermant des protéines, elle contient de la phénylalanine
Histoire : les Aztèques tiraient du grand lac Texcoco, situé près de Mexico, une sorte de « boue » bleue à haute valeur nutritive, le tecuitlatl ou spiruline. En Afrique, certaines peuplades du Sahara récoltent depuis très longtemps, dans le lac Tchad, une substance semblable, le dihé, qui est notamment consommée par les femmes enceintes et durant les périodes de pénurie alimentaire. En raison de sa richesse nutritive et du fait qu’elle peut être produite localement, la spiruline est intéressante pour les pays où la malnutrition sévit. Des « fermes » de production ont été mises sur pied notamment en Inde, au Pérou, au Togo, en Chine et au Vietnam.
Environnement : C’est l’une des premières micro-algues vivant sur Terre, absorbant le gaz carbonique et produisant de l’oxygène. Son empreinte écologique est très faible. Depuis plus de 30 ans, sa culture s’avère aussi exemplaire au niveau agronomique, elle utilise moins de surface que d’autres protéines. En équivalent protéines, elle ne demande pas ou peu de carburant, ne produit pas d’effluents qui pollueraient les nappes phréatiques, contrairement aux industries animales, et surtout, elle utilise moins d’eau : 4 fois moins que le soja et 1 000 fois moins que la viande. |