Cuisine d'Amérique LatineJoyeuse et Conviviale

EpicezMoiCa prend quelques jours... Vous pouvez passer commande, mais celle-ci ne partira que le 29 août !!! En vous remerciant pour votre compréhension...

Cuisine d'Amérique Latine

Avec des traditions culinaires différentes, la cuisine latino égaye nos assiettes par la chaleur et la générosité… Joyeuse et colorée, riche de saveurs, la cuisine latino regroupe quantité de plats simples et conviviaux !


CUISINE MEXICAINE

La cuisine mexicaine est considérée comme très variée de par son héritage préhispanique (des indigènes de Mésoamérique) et européen (principalement espagnol), conséquence de la conquête espagnole de l'empire Aztèque au cours du XVIe siècle. Elle a aussi connu l'influence des cuisines africaines, caraïbéennes, asiatiques et moyen-orientales. La base traditionnelle de cette cuisine est le maïs, ainsi que d'autres aliments d'origine autochtone comme le haricot, l'avocat et la tomate et le piment, accompagnés de riz, transporté par les Espagnols. Les Européens ont amené avec eux un grand nombre d'aliments parmi lesquels les plus importants sont les viandes d'animaux domestiqués (bœuf, porc, poulet, chèvre et mouton), les produits laitiers (en particulier le fromage), et diverses herbes et épices.

Bien que les Espagnols ont essayé à l'origine d'imposer leurs propres habitudes alimentaires au pays, les aliments et les techniques culinaires ont fini par se mélanger, en particulier dans les couvents de l'ère coloniale. Les influences africaines et asiatiques ont aussi été apportées pendant cette période, résultat de l'esclavage africain en Nouvelle-Espagne (en) et le transport de marchandises par les galion de Manille reliant Manille à Acapulco.

Au cours des siècles, tout ceci a conduit à l'apparition de cuisines régionales liées aux conditions locales, telles que la cuisine d'Oaxaca, de Veracruz et de la péninsule du Yucatan. La cuisine mexicaine est un aspect important de la culture, de la structure sociale et des traditions populaires du Mexique. Un des exemples les plus marquants de cette connexion est l'utilisation du mole pour les occasions spéciales et les jours de fêtes, en particulier dans les régions du sud et du centre du pays. C'est l'une des raisons pour lesquelles « la cuisine traditionnelle mexicaine - culture communautaire, vivante et ancestrale, le paradigme de Michoacán » a été inscrite au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO le 16 novembre 2010. Les plats et boissons énergisantes cités dans l'article ne font pas tous partie de l'inscription au patrimoine immatériel de l'UNESCO, certains sont d'origine étrangère, d'autres des inventions très récentes et/ou sans connexion avec les traditions culinaires du pays. Certains sont même servis dans les restaurants mexicains comme étant de la cuisine internationale.

La cuisine mexicaine est aussi complexe que n'importe quelle autre cuisine du monde. Elle est principalement constituée d'ingrédients originaires du Mexique mais aussi de produits apportés par les conquistadors espagnols et bien d'autres influences apparues depuis. En plus des aliments de bases que sont le maïs et les piments, les ingrédients autochtones comprennent les tomates, les courges, les avocats, les fèves de cacao et la vanille, ainsi que d'autres ingrédients généralement non utilisés dans d'autres cuisines parmi lesquelles des fleurs comestibles, des légumes comme le huauzontle, le papaloquelite, et de petits avocats nains dont la peau est comestible.

Les légumes occupent un rôle important la cuisine mexicaine. Parmi les plus courants, on trouve la courgette, le chou-fleur, le maïs, les pommes de terre, l'épinard, les blettes, les champignons, les tomates, etc. Il y a aussi d'autres légumes traditionnels délicieux comme le huitlacoche (champignon de maïs) et les nopalitos (raquettes du figuier de barbarie) pour en citer quelques-uns.
La contribution européenne est constituée par le porc, le poulet, le bœuf, le fromage, certaines herbes et épices ainsi que certains fruits. Des fruits tropicaux tels que la goyave, la figue de Barbarie, la sapote, la mangue, la banane, l'ananas et la chérimole sont populaires, en particulier dans le centre et le sud du pays. La part de cuisine indigène dans la cuisine mexicaine fait encore l'objet de débats. Toutefois, la base de leur régime alimentaire reste constituée de maïs et de haricots, deux aliments complémentaires, assaisonnés de piments.


CUISINE GUATEMALTEQUE

La cuisine guatémaltèque est une fusion de différentes pratiques alimentaires de personnes de milieux très diversifiés. Elle regroupe, la nourriture typique des Mayas dans les hautes terres, les plats des Ladinos dans les zones urbaines et les plaines, et dans une moindre mesure, une cuisine aux influences africaines chez les Garifunas.

La civilisation maya s'est étendue sur une grande partie de l’Amérique centrale, c'est pourquoi la gastronomie guatémaltèque est proche d'autres cuisines, notamment de celle mexicaine, dont les ingrédients de base sont les mêmes, à la différence près que le piment est servi à part au Guatemala.

Les Mayas utilisaient surtout le maïs, se désignant comme le « peuple véritable », ceux qui ne mangeaient pas de maïs avaient une « chair différente ». Ainsi, la tradition veut encore que les mères placent un épi de maïs dans la main des nouveau-nés, et ne consomment que des plats à base de maïs pendant leur allaitement pour que leur enfant développe une « vraie chair ».
On retrouve également dans l'alimentation maya : les haricots (frijoles), l'avocat, la tomate, le piment, le chocolat ou la vanille.

Avec l'arrivée des colons espagnols, les Guatémaltèques ajoutent d'autres ingrédients à leur cuisine comme la viande de porc ou de poulet, la banane ou la noix de coco.
En 2005, un rapport du bureau de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) au Guatemala montre que l'alimentation de 75 % des familles guatémaltèques est composée uniquement de cinq aliments: les tortillas de maïs, le pain sucré, les haricots, les œufs et la tomate.


CUISINE DU HONDURAS

Les mets les plus typiques du Honduras sont les bonda.

Ils sont fait à base de fruits de mer, de tortillas, d'enchiladas, de tamales de elote, de nacatamales (repas complet à base de porc ou de poulet, de légumes, de pâte de maïs et de riz, cuits à l'étouffée dans une feuille de bananier), de yuca et de tapado.

Pour ce qui est des fruits tropicaux couramment utilisés, ce sont des mangues, des papayes, des avocats, des bananes et des ananas.


CUISINE SALVADORIENNE

La cuisine traditionnelle salvadorienne combine les mets d'Espagne avec ceux des populations indigènes, particulièrement les peuples mayas, lencas et pipils.Plusieurs de ces mets sont à base de maïs.


CUISINE ARGENTINE

La cuisine argentine peut être décrite comme le mélange culturel des influences autochtone et méditerranéenne (issue des populations d’origine italienne et espagnole) dans le large champ d’application de bétail et de produits agricoles qui abondent dans le pays.

Le gril asado emblématique de la cuisine argentine.

Les Argentins consomment en moyenne 100 kg de bœuf par an. Au XIXe siècle la moyenne annuelle approchait les 180 kg par habitant. Aucun autre plat correspond plus authentiquement à l’identité nationale argentine que l’asado, le barbecue argentin. La superficie du pays, ainsi que sa diversité culturelle, ont néanmoins donné naissance à une cuisine locale de plats divers. L’Argentine étant, avec 6,6 millions d’immigrés, le deuxième pays au monde en termes d’immigration, les grandes vagues migratoires ont imprimé une grande influence à la cuisine de ce pays.

Les Argentins sont réputés pour aimer manger. Les évènements conviviaux consistent généralement en un repas partagé. Les invitations à diner à la maison symbolisent généralement l’amitié, la cordialité et l’intégration. Le diner du dimanche en famille, dont les faits saillants comprennent souvent l’asado ou des pâtes, constitue le repas le plus important de la semaine.

Une autre caractéristique de la cuisine argentine est la préparation d’aliments comme les frites, les galettes et des pâtes à la maison pour célébrer une occasion spéciale, rencontrer des amis, ou honorer quelqu’un. C’est un moyen de montrer de l’affection. La tradition de préparation locale des aliments se transmet de génération en génération.

Les restaurants argentins comprennent une grande variété de cuisines, de prix et de saveurs. Dans les grandes villes, on trouve tout, de la cuisine internationale haut de gamme aux bodegones (tavernes traditionnelles peu couteuses), aux restaurants moins élégants et aux bars et aux cantines offrant une gamme de plats à des prix abordables.

L’histoire de la cuisine argentine est riche et diversifiée. Ayant connu, au cours des siècles, une immigration considérable, ce pays a bénéficié de nombreuses influences alimentaires. Le climat diversifié de la région, qui va du subtropical au subpolaire, a également considérablement contribué à élargir l’ensemble des ingrédients aisément disponibles. Les colons européens, pour la plupart italiens et espagnols, sont largement responsables de la cuisine argentine. Néanmoins, des immigrants d’autres nationalités, allemands, français, juifs et colombiens, entre autres, ont apporté avec eux leurs styles de cuisine et leurs recettes nationales. La gastronomie des groupes autochtones comme les Quechuas, les Mapuches et les Guaraní a cependant également joué un rôle, par exemple, dans le mate qui est consommé dans tout le pays.

Vivant en Argentine longtemps avant l’arrivée des explorateurs européens, les Amérindiens du Nord-Ouest étaient des agriculteurs qui cultivaient des courges, des melons et des patates douces. Les Guaraní, qui vivaient dans le nord-est, étaient des chasseurs-cueilleurs. L’introduction, par les colons espagnols arrivés en Argentine en 1536, du bétail dans la pampa devait avoir un effet profond sur la cuisine argentine.

Tout au long du XIXe siècle, des millions d’immigrants, pour la plupart originaires d’Italie et d’Espagne, sont arrivés en Argentine. Les Italiens ont introduit la pizza, ainsi que toutes sortes de pâtes, y compris les spaghettis, les lasagnes et les gnocchis. Les Britanniques ont introduit la tradition du teatime. Les Français, les Allemands, les Gallois, les Suisses, les Européens de l’Est et les juifs et ont également influencé la cuisine de ce pays.

La plupart des régions d’Argentine sont connues pour leur alimentation à base de bœuf. La cuisine argentine est renommée pour ses asados (grillades) qui sont un aliment de base, surtout le steak et les côtes de bœuf. Sa viande rouge, généralement de bœuf, est toujours généreusement servie. En Argentine, le terme espagnol « carne », qui signifie viande dans les pays hispanophones (comme carne de vaca (bœuf), carne de cordero (agneau), etc.), veut dire « bœuf » en Argentine. Le terme asado lui-même se réfère à de longues bandes d’onglet de bœuf. Le chorizo (porc saucisses), la morcilla (boudin), les chinchulines (andouilles) et les mollejas (ris) sont également populaires, tandis que d’autres parties de l’animal sont appréciées. En Patagonie, cependant, l’agneau et le chivito (chèvre) sont plus fréquemment consommés que le bœuf. Des agneaux et des boucs entiers sont traditionnellement cuits sur un feu ouvert dans une technique connue sous le nom d’asado a la estaca. Le condiment la plus courant pour l’asado, qui est parfois accompagné de purée de citrouille ou de patates douces, est le chimichurri, une sauce d’herbes, aillée, vinaigrée et légèrement piquante et le vinaigre. Contrairement à d’autres préparations, les Argentins ne mettent pas de piment dans leur version du chimichurri.

Les escalopes de bœuf à la milanaise (milanesas), panées et frites, accompagnées d'œufs frits (huevos fritos) et de pommes de terre frites (papas fritas) est le plat le plus représentatif de la cuisine familiale. Elles sont utilisées comme collations, en sandwichs ou tièdes et accompagnées de purée. Parmi les plats typiques on trouve la provoleta (morceau de fromage cuit au gril), le locro, les humitas, les tamales et les empanadas, petites pâtisseries farcies au bœuf (carne), au poulet (pollo), au maïs (choclo), au jambon et fromage (jamón y queso et une centaine d’autres garnitures qui sont monnaie courante lors des fêtes et des pique-niques ou comme entrée. Une variante est le gallega empanada (« empanada galicienne »), est un gros pâté rond à la viande, le plus souvent au thon et au maquereau (caballa en espagnol). Les Argentins consomment également à l’occasion des tomates, des oignons, de la laitue, des aubergines, des courges et des courgettes en légumes et en salades.

Les aliments de base italiens, comme la pizza et les pâtes, sont aussi communément consommés que le bœuf. Dans les grandes villes, de nombreux établissements proposent des fideos (nouilles), tallarines (fettucine et tagliatelle), ñoquis (gnocchis), ravioles et canelones (cannelloni) fraichement préparés.

Dans la province de Chubut, la communauté galloise est connue pour ses maisons de thé qui proposent des scones et des torta galesa. Souvent achetés à des cuisiniers à domicile, les sandwichs miga sont de délicats sandwichs réalisés avec du pain blanc écrouté et beurré, de très fines tranches de charcuterie et de fromage, et de la laitue, sont consommés pour un léger diner.
En Terre de Feu, le plat traditionnel est la centolla (crabe royal de Patagonie) et dans le Río de la Plata, le puchero.


CUISINE BOLIVIENNE

Encore peu connue hors de ses frontières, la gastronomie bolivienne mérite que l'on s'y attarde. Par sa grande diversité géographique et climatique, entre l'Altiplano, la Cordillère des Andes, le Gran Chaco et l'Amazonie, la Bolivie offre une cuisine locale riche et variée, reflet d'une identité culturelle très diverse. Au fil des siècles, de nombreuses civilisations se sont succédé, sans toutefois que l'aliment de base ne change : la pomme de terre. On trouve cet ingrédient millénaire absolument partout, des restaurants aux marchés. Dans son ensemble, la gastronomie locale est le fruit d'un mélange de racines indigènes et d'un apport colonial espagnol : on y retrouve abondance de soupes, de plats de céréales des Andes dont le fameux quinoa, d'assiettes gargantuesques célébrant la diversité des viandes de l'Altiplano, mais aussi de poissons d'eau douce.
 
La soupe, l'entrée traditionnelle. Il fut un temps où la soupe constituait le seul repas de la journée pour la plupart des Boliviens. Aujourd'hui, dans les restaurants de La Paz ou de Cochabamba, centre gastronomique du pays, elle figure au premier rang des entrées, notamment la sopa de maní. Fait à base de cacahuètes broyées, ce pot-au-feu made in Bolivie est constitué de bouillon, de légumes, de viande et d'épices. Ceux qui auront la chance de se rendre en Bolivie pourront également goûter le chairo, une soupe servie dans un bol en terre cuite rempli de pommes de terre déshydratées (ou chuños), de viande d'agneau et de bœuf. La sopa de quinoa, potage hautement nutritif, ou le locro, avec du poulet originaire de Santa Cruz, agrémenté d'un œuf et de riz, font également beaucoup d'adeptes.

Il existe plus de 1400 espèces de pommes de terre, dont beaucoup se trouvent en Bolivie.
Née il y a plus de 7000 ans dans les Andes, à la frontière du Pérou et de la Bolivie, la pomme de terre ou « papa » est omniprésente dans l'alimentation de base du peuple bolivien (on dénombre d'ailleurs plus de 1400 espèces !). Et parce qu'elle est la seule culture résistant bien à la rudesse du climat des hauts plateaux, les Boliviens ont appris à décliner la célèbre « papa » selon les plats, les sauces, et les régions. Ainsi, l'ají de papaliza, recette à base de pommes de terre, de viande et d'oignon, se déguste volontiers à Cochabamba. Mais c'est le chuño, spécialité des Andes centrales, qui vole, sans vergogne, la vedette aux autres plats. Issu d'une technique ancestrale de déshydratation, le chuño se conserve plusieurs mois voire plusieurs années. Pour cette raison, ce n'est pas l'aliment le plus raffiné de la gastronomie andine, mais c'est certainement le grand vecteur d'une tradition culturelle qui se perpétue encore aujourd'hui.

Le quinoa, star des hauts plateaux. Comment ne pas évoquer le quinoa, alors même que la Bolivie en est le premier exportateur au monde. Là-bas, on le surnomme « la graine d'or », et on comprend pourquoi : à plus de 3000 mètres d'altitude, les champs de quinoa s'étendent à perte de vue. Longtemps confinée dans les Andes, cette céréale, riche en protéines, acides aminés, oligoéléments, vitamines et sans gluten, fait aujourd'hui le bonheur des tables bio du monde entier. En Bolivie, le quinoa se déguste de préférence accompagné de lait ou en soupe.

La viande, la cure de protéines incontournable. On ne peut pas évoquer la viande en Bolivie sans parler du lama. Élevé dans les Andes pour sa laine mais aussi, et de plus en plus, pour sa viande, le camélidé est désormais très prisé dans les restaurants gastronomiques du pays. Plus exotique, la chair du cuy - le cochon d'Inde local - dont le goût se rapproche du lapin, se déguste souvent en ragoût dans la région de Cajamarca tandis qu'au sud, on le dépiaute et on le fait frire. Si vous n'osez pas sauter le pas et tester ces saveurs locales un peu... spéciales, goûtez le célèbre et très épicé sajta de pollo, un poulet frit mijoté avec des oignons, de l'ail et du cumin, servi avec des pommes de terre. Ou encore les anticuchos, ces petites brochettes de cœur de bœuf très populaires dans tout le pays, qui font office de kebab andin. Quant à la viande de porc, elle n'est pas en reste avec les chicharrones : ces morceaux de côtes de porc grillés et cuits dans un bain d'huile ne laissent pas indifférent, tout comme le lechón al horno, ou cochon de lait, enduit de plusieurs épices et citrons verts. Et pour les amateurs de street food, impossible d'échapper au pique macho, un mélange de bœuf, de saucisses en dés, de frites froides, d'oignon et autres légumes, le tout courroné d'un œuf et reconnaissable à sa sauce si particulière faite de tomates, de vinaigre ou même de bière ! Pour les moins carnivores, ce plat se décline dans sa version « poisson », à base de chair de poisson-chat : le pique macho de surubi.

Le snacking et les desserts. En vous baladant dans les rues de La Paz, vous n'échapperez pas aux salteñas, la version bolivienne de l'empanada, ce petit chausson farci très répandu en Argentine. Faites avec un peu de bouillon épaissi de viande de bœuf ou de poulet, les salteñas se dégustent généralement au petit-déjeuner, ou au moindre petit creux. Et si vous vous rendez dans la ville de Sucre, capitale constitutionnelle du pays, visitez le mercado central, et goûtez au cuñapé, ce pain bolivien qui n'a rien à envier au pain français. Sorte de pain traditionnel fabriqué avec un mélange de fromage et de farine de manioc, il se retrouve sur tous les étals. Côté junk food, la Bolivie n'est pas en reste. Les salchipapas, fines tranches de saucisses mélangées à des frites, recouvertes de ketchup et de mayonnaise sont servies dans les ruelles des grandes villes.

Les boissons, avec ou sans alcool. Au petit-déjeuner, les Boliviens boivent une étrange boisson toute mauve, qu’ils appellent l’api. Accompagnée de salteñas, l’api est une boisson chaude, sucrée, et épaisse, à base de maïs violet, de cannelle et de clou de girofle. Pour ceux qui s'aventurent en altitude, le maté de coca est la boisson idéale. Infusion de feuilles de coca typiques des régions andines, le maté est très largement consommé dans tout le pays après les repas pour se détendre et atténuer le stress. Quant aux boissons alcoolisées, la traditionnelle bière au houblon a de quoi trembler : la bière bolivienne au quinoa pourrait bien la remplacer.


CUISINE BRESILIENNE

La cuisine brésilienne est issue d'influences européennes, indigènes et africaines. Plusieurs des techniques de préparation sont d'origine indigène, mais ont été adaptées par les esclaves et les Portugais. Les esclaves exécutaient leurs propres recettes en remplaçant les ingrédients qui leur manquaient par des ingrédients locaux. La feijoada, le mets typique du pays, en est un bon exemple.
Les boissons alcoolisées ont été apportées par les Portugais, comme la cachaça fabriquée au Brésil même.

Durant la période coloniale, les Portugais ont mélangé les ingrédients des natifs d'Afrique, d'Asie et d'Amérique pour survivre sur ces terres étrangères, mais aussi par curiosité. Au Brésil, la production des aliments étaient limitée car l'économie était réservée à l'exportation.

La cuisine coloniale constitue la base culinaire du pays.

Au nord, les habitants dépendaient plus des connaissances indigènes pour survivre et pour la cueillette, c'est pour cela que leur alimentation incluait des mets et des ingrédients exotiques comme la chair de poisson, la viande de jaguar, la viande de tortues et leurs œufs, et beaucoup de fruits.

Comme le terrain littoral n'était pas adéquat pour cultiver la canne à sucre, l'économie se tourna vers l'intérieur du pays pour chercher de l'or, des pierres précieuses.
L'histoire elle-même influença la cuisine de chaque région.


CUISINE CHILIENNE

La cuisine du Chili a largement été inspirée des migrants espagnols et allemands, et elle s’est mélangée à la cuisine mapuche. Mais également de la richesse des terres chiliennes. La légende dit, que là-bas, tous les fruits et légumes peuvent être cultivés.

On peut trouver comme plat phare les empanadas : des chaussons croustillants garnis de viandes et de légumes, mais aussi des beignets de potiron ou cazuela : un bouillon de légumes.
Les plats traditionnels sont entre autres la cazuela, le charquican, les empanadas, le pastel de choclo et le curanto.

Les Chiliens peuvent également profiter de la pêche. Le poisson et surtout les crustacés sont très connus et se mangent crus, cuits, ou grillés. Les plats sont peu épicés par rapport aux pays voisins. La plupart des desserts chiliens contiennent de la confiture de lait qui est un incontournable de la cuisine.


CUISINE COLOMBIENNE

La cuisine de Colombie est le résultat de la fusion des ingrédients, des pratiques et des traditions culinaires des cultures amérindiennes locales, européennes (principalement espagnole), africaines et métisses. La diversité de la faune et de la flore en Colombie est à l'origine d'une cuisine variée, essentiellement créole. Les ingrédients et les méthodes de préparation des plats colombiens varient en fonction des régions. Parmi les ingrédients les plus courants, on trouve des céréales comme le riz (arroz) et le maïs (choclo), des tubercules comme la pomme de terre ou le manioc, des légumineuses variées (fríjoles), des viandes comme le bœuf, le poulet, le porc, la chèvre, une variété particulière de cochon d'Inde appelée cuy ainsi que d'autres animaux sauvages et des fruits de mer. La variété de fruits tropicaux est aussi importante avec notamment de la mangue, de la banane, de la papaye, de la goyave, de la narangille et du fruit de la passion.

Bien qu'il n'y ait pas de consensus sur un plat unique national pour représenter toute la cuisine colombienne, le sancocho (es) et l’arepa, sous ses différentes variantes régionales, sont parmi les plats les plus représentatifs. Parmi les autres plats régionaux, on trouve le mote de queso (es) et le tamal au poisson des régions côtières caribbéennes, le mute (es) de la région des Santanderes (es), la bandeja paisa typique de la région d'Antioquia, l’ajiaco bogotanaise, la lechona de Tolima grande (es), le veau à l'orénoquienne (ternera a la llanera), entre autre.

Les plats de la côte caribéenne colombienne contiennent du riz, du maïs, du manioc, de la banane, de l'igname, du bœuf, des volailles, du porc, de la chèvre, mais aussi de la viande d'animaux sauvages, notamment des tortues et des dendrocygnes. La proximité avec la mer et la présence de cours d'eau favorise aussi la pêche de poissons de mer et de rivière, notamment de la morue, du pagre, du thon, du poisson-chat, du mulet lebranche, du bocachico et de la mojarra. Les poissons peuvent être grillés, frits ou préparés en salpicón et accompagnés de majuana, une purée de guandú, de noix de coco et de manioc. Les fruits de mer sont consommés en casseroles ou en salades froides. La viande peut être cuite et servie effilochée comme pour la carne desmechada.

Les soupes sont très populaires dans la région, qu'elles s'appellent sopa, mute ou mote. La plus populaire est le sancocho  dont il existe de nombreuses variantes. On peut utiliser toutes sortes de viandes, même de la tortue mais aussi des fruits de mer et différentes espèces de poissons (barbudo, jurel, sábalo). Divers morceaux peuvent être choisis : des tripes, de la queue, des abats, mais aussi des viandes transformées comme des chicharróns, de la mamelle de vache salée, de la tête de porc fumée. Certaines recettes incluent aussi des légumes comme le guandú, la candia, la cornille et des préparations de légumes comme la cabeza de gato (es). Le mote de queso  est une autre soupe très populaire à base d'igname et d'un fromage appelé queso costeño.

Le pain local est l’arepa à base de maïs qui peut être frit ou cuit au four, parfois farci d'un œuf. On en confectionne aussi des sucrés. On sert aussi des bollos de maïs, de banane et de manioc accompagné de suero atollabuey. Le riz est aussi un autre élément essentiel des repas, avec de la noix de coco, de la banane, des lentilles, des vermicelles.

Parmi les autres plats typiques, il y a les tamales, les butifarras et le friche (à base d'abats de chèvre). On fait frire des empanadas, des patacónes, des carimañolas et des deditos de queso. La cuisine de la côte caribbéenne est une cuisine particulièrement influencée par la cuisine des amérindiens, des africains et des espagnols et elle incorpore aussi des plats d'origine arabe comme la boronía d'aubergines ou les quibbes.
Du côté du sucré, on trouve l’alegría, la cocada, l’enyucado et le queque. Le mazamorra de bananes ou de maïs est une bouillie sucrée populaire et le congelada un sorbet glacé. Comme rafraîchissement, on boit de agua de panela, de l’agua de maíz o arroz, de la horchata de riz, du raspao, et, parmi les boissons alcoolisées, du rhum et de la chicha.

La cuisine de Carthagène des Indes est basée sur les cuisines traditionnelles venues d'Espagne et de différentes régions d'Afrique. Une des traditions culinaires les plus populaires, d'origine africaine, est la vente de fruits par les « palenqueras » qui sont chargés de proposer des fruits frais ou sous forme de salpicón en divers endroits de la ville. On consomme des fruits comme la banane, le corossol, la goyave, la mangue, le melon, la papaye, la pastèque, la pomme cannelle, la pomme de cajou, le tamarin, mais aussi des fruits plus locaux comme la sapote sud-américaine, le níspero, le palmier corozo aussi bien frais qu'en jus.


CUISINE EQUATORIENNE

La cuisine équatorienne se compose essentiellement de pommes de terre, bananes, racine de yucca, riz, lentilles, manioc, poulet, porc, bœuf, poisson...


CUISINE GUYANAISE

La gastronomie guyanaise est riche des différentes cultures qui se mélangent en Guyane, les restaurants chinois côtoient les restaurants créoles dans les grandes villes comme Cayenne, Kourou et Saint Laurent du Maroni. La gastronomie guyanaise à l'origine concernait les cuisines créoles, bushi-nengues, et amérindiennes. Toutes ces cuisines ont plusieurs ingrédients en commun :
•    le manioc
•    le poisson boucané
•    le poulet boucané

Dans un deuxième temps, les cuisines indienne, antillaise, chinoise, surinamaise, haïtienne, brésilienne, influencent aussi la gastronomie guyanaise. Il n'est pas rare de voir des gens boire une caipirinha en apéritif et ensuite déguster un colombo guyanais (plat d'origine indienne) en plat de résistance.


CUISINE PERUVIENNE

La gastronomie péruvienne est parmi les plus diversifiées au monde, comme en témoigne le fait qu'elle aurait le plus grand nombre de plats au monde (491).
Cette richesse vient de trois sources :
1.    La particularité géophysique du pays ;
2.    Le mélange des ethnies et des cultures ;
3.    L'adaptation de cultures millénaires à la cuisine moderne.

Le Pérou est considéré comme le plus grand centre génétique du monde :
•    maïs (35 écotypes) ;
•    tomates (15 espèces) ;
•    pomme de terre (2301 espèces + 91 sauvages) ;
•    patates douces (150 variétés) ;
•    650 espèces de fruits « indigènes » ;
•    2000 espèces de poissons (marins et de rivières – numéro 1 dans le monde).

Les Espagnols ont ramené de ce pays ce qui allait devenir la base alimentaire de beaucoup de peuples :
•    la pomme de terre ; elle servait à alimenter les pourceaux, jusqu'à ce que Parmentier, dont les notables invités à ses banquets goûtaient aux plats à base de pomme de terre, soient convaincus que cela pouvait servir à l'alimentation humaine ;
•    Le maïs, dont il partage l'origine avec toute l'Amérique centrale ;
•    La tomate ;
•    L'arachide ;
•    le piment
•    Le fruit de la passion
•    Et bien d'autres choses encore.
Des échanges avec l'Afrique, les conquérants y ont exporté le manioc, la banane, le cacao (il en existe 3 sortes au Pérou) ainsi que les patates douces.

 

Informations tirées de :
http://www.ptitchef.com/
https://fr.wikipedia.org/
http://www.cuisine-etudiant.fr/recettes/theme/46-sud-americaine
http://madame.lefigaro.fr/

9.jpg